L’argument « le cœur contre la raison » est trop simpliste. L’empathie et le raisonnement ne sont pas opposés — ils fonctionnent ensemble.
Depuis des années, philosophes et psychologues débattent de la question de savoir si l’empathie aide ou entrave la manière dont les individus décident d’aider les autres. Les critiques de l’empathie soutiennent qu’elle pousse à se soucier de façon trop étroite — en se concentrant sur des histoires individuelles plutôt que sur les besoins plus larges de la société — tandis qu’un raisonnement réfléchi permettrait des choix plus impartiaux, fondés sur des données probantes. Nos nouvelles recherches, à paraître dans la revue académique PNAS Nexus, revue phare à comité de lecture de la National Academy of Sciences, suggèrent que cette opposition « le cœur contre la tête » est trop simpliste. L’empathie et le raisonnement ne sont pas des rivaux — ils fonctionnent ensemble. Pris séparément, chacun...